Ce qu'il reste de la France catholique
Qui possède les églises, ce qu'elles coûtent, comment on en vend une, et ce que mesurent vraiment les chiffres de la pratique religieuse.
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Un édifice manquant, une adresse fausse, une église qui n'existe plus. Les paroisses qui veulent publier leurs horaires sur leurs fiches passent par ici.
Le sujet, tel qu'il se pose
La France compte environ quarante-cinq mille édifices catholiques. Ils appartiennent presque tous à des communes, en application des articles 12 et 13 de la loi du 9 décembre 1905 : les édifices affectés au culte à cette date sont devenus propriété publique, laissés gratuitement à la disposition des fidèles et des ministres du culte. Les cathédrales sont à l'État.
Une commune de quatre cents habitants est donc propriétaire d'un bâtiment de mille mètres carrés, souvent du treizième siècle, dont elle doit entretenir la charpente, la couverture, les vitraux et le paratonnerre, et qu'elle ne peut ni louer, ni fermer, ni utiliser à autre chose tant que l'affectation cultuelle dure.
Ce que ce dossier traite
Le coût réel, avec des ordres de grandeur tirés de dossiers de travaux. La procédure de désaffectation, qui est la seule porte de sortie légale et suppose une demande de la commune, l'avis de l'évêque et un arrêté préfectoral. Le marché des églises à vendre, qui existe, dont les prix sont publics et souvent inférieurs à ceux d'une maison de ville. Et ce qu'on a le droit de faire du bâtiment ensuite, ce qui n'est pas une question de goût mais d'urbanisme et de clause de destination.
Il traite aussi les chiffres de la pratique, et surtout leur méthode. Se déclarer catholique dans une enquête, avoir été baptisé, et assister à la messe le dimanche sont trois choses différentes, mesurées par des instruments différents, et l'écart entre elles est d'un ordre de grandeur. La plupart des articles qui circulent confondent au moins deux des trois.
La règle de publication
Un chiffre publié ici porte sa source et sa date dans le texte, pas en note. Quand deux enquêtes se contredisent, les deux sont données. Quand aucune donnée fiable n'existe, la page l'écrit et s'arrête là : c'est une information, et souvent une bonne.
Le site n'a pas d'avis sur l'avenir du catholicisme en France. Les prophéties de déclin et les annonces de renouveau sont des opinions ; il n'en publie aucune des deux.
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